Mustagh-Ata 2019. Sécurité en montagne.

Aujourd’hui, parlons sécurité en haute-montagne. Ce thème a été un fil conducteur pendant toute l’expédition, l’objectif étant de tous rentrer sains et saufs de cette aventure !
La sécurité est à prendre en compte très sérieusement dans les expéditions himalayennes car nous ne pouvons pas compter sur des secours extérieurs comme en France.
Voici quelques risques rencontrés, et comment nous y avons fait face :

Avalanche : le port individuel d’un ARVA (appareil de repérage de victime d’avalanche), d’une pelle et d’une sonde est indispensable dans les zones à risques. Une bonne connaissance de la neige permet d’éviter de se mettre en danger inconsciemment. Au Mustagh Ata, la pente étant faible (<35°), le risque d’avalanche est limité.

Crevasses : Déchirures dues au plissement du manteau neigeux. Dans les zones crevassées, il est indispensable d’évoluer encordés. Le Mustagh-Ata compte de nombreuses crevasses entre le Camp 1 et le Camp 2 qui sont balisées par les jalons.

Froid : Nous étions tous équipés pour lutter contre des températures pouvant atteindre -35°C (moufles, doudoune, duvet…). Il faut se protéger du vent lors de l’ascension La température ressentie peut atteindre -40°C, voire moins. Le jour du sommet, la température était d’environ -25°C, avec un vent inférieur à 30 km/h, conditions que l’on peut considérer comme correctes.

Maladie : Notre trousse de secours contenait de quoi traiter la plupart des petits ennuis médicaux classiques : plaies, maux de gorges, diarrhées, constipations … Notre équipe comptait deux pharmacien. Nous étions donc entre de bonnes mains !

Mal des montagnes : II se manifeste à partir d’environ 3 000 m. Les effets s’amplifient avec l’altitude : mal de tête, nausées, vertiges, œdème pulmonaire, œdème cérébral …
Pour prévenir le mal des montagnes, il faut s’acclimater, c’est-à-dire monter lentement, par paliers. Certaines expéditions prévoyantes comme la nôtre, s’équipent par sécurité d’un caisson hyperbare permettant de traiter rapidement les symptômes du mal des montagnes. Nous n’avons pas eu besoin de l’utiliser car tout le monde s’est bien acclimaté.

Météo : Afin d’éviter de prendre des risques par mauvais temps (vent, neige, brouillard…), notre expédition a eu recours aux services du « routeur » Yann GIESENDANNER basé à Chamonix. Ce spécialiste qui a travaillé chez Météo France, nous a communiqué un bulletin météo quotidien précis, permettant d’élaborer notre stratégie d’ascension du Mustagh-Ata.

Séracs : Amas de glace suspendus, parfois de la taille d’un immeuble. Leur chute peut intervenir à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Le seul remède : les éviter, et si ce n’est pas possible, rester le moins longtemps exposé. Au Mustagh-Ata, le Camp 1 est situé sous une impressionnante barre de séracs, mais à une distance de sécurité suffisante.

Soleil : Sur glacier, l’idéal est de ne pas s’exposer au soleil. Même avec de l’écran total, les UV A et B brûlent la peau. Malgré les précautions que nous avons prises pendant l’expédition, nous avons tous légèrement brûlé une partie de notre visage (lèvres, nez, front, certains la langue !).

Nous avons été encadrés par trois guides très compétents, Alekseï BOBKOV (guide russe), Clément FLOURET et Bernard MULLER, une référence pour les expéditions himalayennes et polaires, avec 6 sommets de 8 000 mètres à son actif. C’est leur expérience qui a été le meilleur gage de sécurité pendant toute l’ascension !

Dans le caisson, Breffni, mis sous pression par Philippe et surveillé par Clément. ©G.Thevenet

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